L’Enfant du jeudi de Sonya Hartnett

« L’enfant du jeudi voyagera loin » dit une comptine anglaise. Et le jeune Tin, né un jeudi, ne fait pas mentir le proverbe. Mais son voyage à lui, c’est sous terre qu’il le fait, creusant d’interminables galeries sous la terre désolée et sèche donnée aux anciens combattants australiens de la guerre de 14-18, dont son père est revenu presque indemne.

Il creuse, réapparaissant de moins en moins souvent auprès des siens, revenu à l’état sauvage. Et ses parents ? Fatalistes, bienveillants, ils le laissent faire. Eux aussi, à la surface, cherchent un chemin pour échapper à la misère et à la faim qui frappe en 1929, année de la grande crise économique. Alors, creuser, pourquoi pas ?

Petit dieu souterrain, tour à tour providentiel ou inquiétant, Tin refait surface aux moments clés de cette drôle de vie que raconte avec tendresse sa sœur, Harper, quelques années plus tard.

Réaliste ou fantastique ? Sombre ou optimiste ? Poétique ou philosophique ? Le récit entraîne le lecteur dans un labyrinthe dont on n’est pas sûr de sortir complètement, et c’est avec plaisir que l’on repart en arrière pour une nouvelle lecture…

Il a failli aussi être dans la sélection Lire au 17  de cette année !

L’Enfant du jeudi de Sonya Hartnett  Les Grandes Personnes  2011. Traduit de l’anglais (Australie) par Valérie Le Plouhinec, à retrouver à la bibliothèque dans les romans pour ados

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s